Employabilité des étudiants et plus grande efficacité des établissements d’enseignement supérieur privés », priorités de la Ministre de l’Enseignement Supérieur du Bénin

Publié par Alain Mille le 1 février 2018

[:fr]La Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique du Bénin a reçu le 17 janvier le Vice-Président d’Universitaires sans Frontières. Au cours de cet échange, plusieurs questions ont été abordées, et en particulier les projets d’insertion professionnelle et le fonctionnement des universités privées au Bénin.

Sur le premier volet, Madame Attanasso veut mettre en place des cycles de formation professionnelle permettant une employabilité immédiate des étudiants. Ces filières concernent les métiers du bois, de l’agriculture, du bâtiment, du tourisme, du textile, de la mécanique auto. La dimension pratique de ces formations apparaît essentielle. Sur ces différents axes de formation professionnelle USF donnera son appui pour assurer les actions de formation de formateurs qui s’imposent.

Elle a également fait part de ses préoccupations sur les modalités de fonctionnement d’établissements d’enseignement supérieur privés, et de dérives constatées dans certains cas. Un schéma de fonctionnement en harmonie avec le cadre réglementaire béninois est progressivement mis en place, et en particulier tous les établissements d’enseignement privé au Bénin vont avoir, à court terme, l’obligation d’être homologués par le Ministère de tutelle pour poursuivre leurs activités.

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Au centre, Madame Marie-Odile Attanasso, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique[:]

Enseignement supérieur sénégalais : de profond changements et une adaptation aux enjeux nationaux

Publié par Alain Mille le 5 décembre 2017

[:fr]M. Mary Teuw NianeLe Ministre de l’Enseignement Supérieur et de l’Innovation, M. Mary Teuw Niane , a reçu pendant plus d’une heure trente Xavier Alphaize, Vice-Président d’USF et a expliqué les axes des changements en cours dans l’enseignement supérieur du Sénégal. Une réflexion de fond a été engagée depuis 2012 par le Ministère afin de prendre en compte les enjeux internationaux de ce secteur, l’augmentation importante des effectifs, l’insuffisance de formations professionnalisantes, la nécessité d’orienter la recherche vers les questions de développement du pays. A ceci s’est ajouté la mise à niveau et l’élargissement des infrastructures, la mise en place d’un dispositif qualité afin d’évaluer la performance de l’enseignement supérieur public comme privé, l’amélioration des liens avec le marché du travail, une gouvernance des institutions plus efficace. Un programme considérable qui est maintenant mis en œuvre, qui représente un effort budgétaire conséquent pour le pays : entre 2012 et 2017, les dépense dans le secteur de l’enseignement supérieur représente 2,5 fois celles effectuées entre 1960 et 2012 ! L’université a connu des soubresauts en 2014/2015 quand toutes ces réformes se sont imposées. Mais aujourd’hui le nouveau rythme de croisière s’impose.

 

Une procédure d’évaluation des universités :

L’autorité Nationale d’Assurance Qualité dans l’enseignement supérieur à pour mission d’évaluer tous les établissement nationaux, publics comme privés. Une culture de l’évaluation se développe. Les étudiants sont aujourd’hui répartis indifféremment par le Ministère dans tous les établissements d’enseignement supérieur habilités à délivrer des diplômes.Rencontre au ministère enseignement supérieur Sénégal

L’enseignement supérieur va être doté prochainement d’une université virtuelle. La Recherche prend une nouvelle dimension, axée principalement vers la recherche action associée aux priorités de développement du pays. Des incubateurs d’entreprises doivent être maintenant mis en place dans tous les établissements d’enseignement supérieurs du pays, de façon à intégrer les étudiants dans le processus de création d’entreprises dès le début de leurs études.

Un protocole de coopération USF / Ministère sénégalais de l’Enseignement Supérieur :

Dans ce vaste chantier d’adaptation de l’enseignement supérieur sénégalais aux enjeux de sa politique de développement, le Ministre souhaite que « Universitaires sans Frontières » puisse y apporter sa contribution. Un protocole de coopération devrait donc prochainement être signé entre ce Ministère et USF.[:]

Enseignement supérieur privé : le Ministère engage une vaste campagne de vérification et de suivi au Burkina-Faso

Publié par Alain Mille le 27 avril 2017

[:fr]​Le pays compte 117 établissements d’enseignement supérieur privés qui, tous, ont signés l’engagement d’appliquer les dispositions fixées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour ce secteur. Cependant, de la signature des protocoles à leurs applications, il peut y avoir des écarts. Pendant de nombreuses années, le Ministère de l’Enseignement Supérieur n’a pas eu les moyens de vérifier si la réalité du fonctionnement de ces établissements correspondait bien aux normes fixées, laissant la place à de nombreuses dérives. C’est un problème récurrent dans les pays d’Afrique de l’Ouest, où le ministère de l’enseignement supérieur n’est bien souvent pas en mesure de vérifier la réalité du fonctionnement des universités et Instituts privés.

Mmes Bintou Sessouma, Directrice des Enseignements Supérieurs et Mariette Miningou Directrice de l’Enseignement Privé (Ministère de l’Enseignement supérieur)​, coordonnatrices de la campagne de contrôle.

Tout vient de changer au Burkina, puisqu’une campagne de contrôle et de suivi vient d’être mise en place avec beaucoup de sérieux : une méthodologie d’enquête a été élaborée, des questionnaires​ conçus pour couvrir ​le cahier des charges prévu. Pour ce ​ suivi-contrôle les points ciblés concernent ​la gestion administrative, l’organisation académique et pédagogique (programmes, reconnaissances CAMES, procédures d’évaluation, profil des enseignants, conditions d’admission des étudiants, conventions, recherche,…); la gestion financière (coûts de la formation, traitement salarial du personnel,…); les infrastructures et équipements et les dispositions légales. Des équipes formées et envoyées sur place sans prévenir. Un examen approfondi du fonctionnement de l’enseignement supérieur est ainsi engagé.

L’enquête, qui couvre tous les établissements du pays, est encore en cours. Les résultats seront publiés vers le mois de mai ou juin 2017. Mais d’ores et déjà, quelques constats semblent pouvoir se dégager. Certains établissements respectent parfaitement les normes et consignes fixées par le Ministère, mais d’autres doivent adapter certains dispositifs. La Direction de l’Enseignement Supérieur sera là pour les aider à se mettre aux normes. Certains sont tout à fait hors normes et devront fermer.

Dans l’ensemble l’enquête a permis de montrer que le nombre d’établissements privés s’est multiplié, ayant pour conséquences des difficultés d’obtenir des effectifs d’étudiants suffisants. Plusieurs ont donc été contraints de fermer. Mais au delà des normes non respectés par certains, l’enquête a mis en évidence des situations qu’il était nécessaire de mette à jour : certains établissements ont mentionné des locaux qui n’existent pas , d’autres « pirate » se sont installés de manière sauvage sans déclaration…

L’enquête, sans nul doute, permettra d’assainir la situation de ce secteur, important pour l’avenir du pays.[:]

Des appuis sollicités par le Ministère malien de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Publié par Xavier Alphaize le 19 mars 2017

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Ministère Malien de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Au cours d’une réunion qui s’est tenue le 20 février 2017 à Bamako au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique avec Xavier Alphaize, Vice-Président d’Universitaires sans Frontières (USF), le Pr Abdoulaye Salim Cissé, Directeur Général de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a brossé un tableau de la situation universitaire du Mali. Les universités maliennes sont confrontées à des difficultés importantes liées à des insuffisances en ressources humaines, capacités à développer de la recherche, moyens documentaires. Les effectifs d’étudiants, toujours croissants, sont​ en moyenne ​six à sept fois plus importants que la capacité d’accueil des universités. Un « plan stratégique de l’enseignement supérieur et de la Recherche » est en cours de finalisation au ministère, et devrait permettre de dégager les priorités et moyens absolument indispensables pour mieux gérer cette situation.

Le Directeur Général a exprimé le souhait que « Universitaires sans Frontières » puisse apporter une contribution au renforcement des capacités de formation et de recherche des universités maliennes en organisant des missions d’appuis dans le pays. Il a été convenu que des concertations seront organisées par le ministère auprès des différentes universités nationales afin d’identifier les axes prioritaires et les communiquer à USF.[:]