Enseignement supérieur privé : le Ministère engage une vaste campagne de vérification et de suivi au Burkina-Faso

Publié par Alain Mille le jeudi 27 avril 2017

​Le pays compte 117 établissements d’enseignement supérieur privés qui, tous, ont signés l’engagement d’appliquer les dispositions fixées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour ce secteur. Cependant, de la signature des protocoles à leurs applications, il peut y avoir des écarts. Pendant de nombreuses années, le Ministère de l’Enseignement Supérieur n’a pas eu les moyens de vérifier si la réalité du fonctionnement de ces établissements correspondait bien aux normes fixées, laissant la place à de nombreuses dérives. C’est un problème récurrent dans les pays d’Afrique de l’Ouest, où le ministère de l’enseignement supérieur n’est bien souvent pas en mesure de vérifier la réalité du fonctionnement des universités et Instituts privés.

Mmes Bintou Sessouma, Directrice des Enseignements Supérieurs et Mariette Miningou Directrice de l’Enseignement Privé (Ministère de l’Enseignement supérieur)​, coordonnatrices de la campagne de contrôle.

Tout vient de changer au Burkina, puisqu’une campagne de contrôle et de suivi vient d’être mise en place avec beaucoup de sérieux : une méthodologie d’enquête a été élaborée, des questionnaires​ conçus pour couvrir ​le cahier des charges prévu. Pour ce ​ suivi-contrôle les points ciblés concernent ​la gestion administrative, l’organisation académique et pédagogique (programmes, reconnaissances CAMES, procédures d’évaluation, profil des enseignants, conditions d’admission des étudiants, conventions, recherche,…); la gestion financière (coûts de la formation, traitement salarial du personnel,…); les infrastructures et équipements et les dispositions légales. Des équipes formées et envoyées sur place sans prévenir. Un examen approfondi du fonctionnement de l’enseignement supérieur est ainsi engagé.

L’enquête, qui couvre tous les établissements du pays, est encore en cours. Les résultats seront publiés vers le mois de mai ou juin 2017. Mais d’ores et déjà, quelques constats semblent pouvoir se dégager. Certains établissements respectent parfaitement les normes et consignes fixées par le Ministère, mais d’autres doivent adapter certains dispositifs. La Direction de l’Enseignement Supérieur sera là pour les aider à se mettre aux normes. Certains sont tout à fait hors normes et devront fermer.

Dans l’ensemble l’enquête a permis de montrer que le nombre d’établissements privés s’est multiplié, ayant pour conséquences des difficultés d’obtenir des effectifs d’étudiants suffisants. Plusieurs ont donc été contraints de fermer. Mais au delà des normes non respectés par certains, l’enquête a mis en évidence des situations qu’il était nécessaire de mette à jour : certains établissements ont mentionné des locaux qui n’existent pas , d’autres « pirate » se sont installés de manière sauvage sans déclaration…

L’enquête, sans nul doute, permettra d’assainir la situation de ce secteur, important pour l’avenir du pays.

Des appuis sollicités par le Ministère malien de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Publié par Xavier Alphaize le dimanche 19 mars 2017

Ministère Malien de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Au cours d’une réunion qui s’est tenue le 20 février 2017 à Bamako au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique avec Xavier Alphaize, Vice-Président d’Universitaires sans Frontières (USF), le Pr Abdoulaye Salim Cissé, Directeur Général de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a brossé un tableau de la situation universitaire du Mali. Les universités maliennes sont confrontées à des difficultés importantes liées à des insuffisances en ressources humaines, capacités à développer de la recherche, moyens documentaires. Les effectifs d’étudiants, toujours croissants, sont​ en moyenne ​six à sept fois plus importants que la capacité d’accueil des universités. Un « plan stratégique de l’enseignement supérieur et de la Recherche » est en cours de finalisation au ministère, et devrait permettre de dégager les priorités et moyens absolument indispensables pour mieux gérer cette situation.

Le Directeur Général a exprimé le souhait que « Universitaires sans Frontières » puisse apporter une contribution au renforcement des capacités de formation et de recherche des universités maliennes en organisant des missions d’appuis dans le pays. Il a été convenu que des concertations seront organisées par le ministère auprès des différentes universités nationales afin d’identifier les axes prioritaires et les communiquer à USF.